Le Brument Vulcain V est l'un des voiliers de référence de la plaisance hauturière française. Conçu par les architectes navals Caroff-Duflos et produit par le chantier Brument à partir de 1978, il s'est imposé comme un voilier de grand voyage capable, robuste et spacieux. Gréé en cotre à quille fixe, cet exemplaire de 1985 mesure 10,3 mètres de longueur pour 3,6 mètres de largeur et affiche un tirant d'eau de 1,83 m, ce qui lui confère une tenue de cap remarquable. Actuellement à Port Napoléon (13), il est proposé à la vente dans son état actuel : des travaux de rénovation ont été engagés puis interrompus, laissant une opportunité rare d'acquérir un voilier de caractère, richement équipé, à un tarif accessible. Les documents administratifs sont en ordre.
Il est des voiliers qui ne se contentent pas de naviguer — ils racontent une époque, une philosophie, une façon d’envisager la mer. Le Brument Vulcain V est de ceux-là. Né dans les années 1970 sous la plume des architectes navals Caroff-Duflos, ce cotre à quille fixe de 10,3 mètres incarne la grande tradition française du voilier hauturier : robuste, spacieux, tailleur de routes lointaines, capable de tenir la mer avec dignité dans toutes les conditions. À bord, le marin retrouve l'essentiel — une architecture intérieure pensée pour la vie à bord sur la durée, une coque qui inspire confiance dès les premiers milles, et ce parfum singulier des bateaux qui ont une histoire.
Le chantier Brument s'est fait un nom dans les années 1970-1980 en proposant des voiliers de grande croisière à une époque où la plaisance hauturière française était en plein essor. Dans un contexte marqué par l'émergence des grands chantiers de série, Brument a fait le choix de construire des bateaux sobres, efficaces, pensés pour la vraie navigation offshore.
Le Vulcain V fait son apparition en 1978. Conçu par Caroff-Duflos, il prend la suite des Vulcain III et IV dans une gamme ascendante dédiée aux amateurs de grand voyage. Avec ses 10,3 mètres de coque, sa quille fixée profondément (1,83 m de tirant d'eau) et son gréement en cotre, il est dimensionné pour affronter l'Atlantique avec sérénité. Sa catégorie de conception B atteste de sa capacité à naviguer en haute mer. Environ 250 exemplaires ont été produits entre 1978 et le milieu des années 1980 — un chiffre qui témoigne d'un succès réel auprès des navigateurs sérieux de l'époque.
Contrairement aux voiliers de série optimisés pour la vente en showroom, le Vulcain V ne cherche pas à séduire au premier coup d'œil. Il faut le voir en mer, cap au large, pour comprendre ce qu'il a dans le ventre.
Dans les années 1980 et 1990, le Vulcain V était le bateau de ceux qui voulaient vraiment partir. Pas pour une croisette en Méditerranée, mais pour les transats, les Arcçalipelle, les côtes bretonnes par mauvais temps et les mouillagées perdus. Nombreux sont les plaisanciers de cette génération à se souvenir d'un Vulcain V croisé dans un port espagnol ou aux Canaries, grevé de cordages et chargé de la patine de ceux qui naviguent vraiment.
Sur les forums nautiques français, le modèle revient régulièrement dans les discussions sur les "grands voyageurs abordables". Les propriétaires évoquent avec une cohérence frappante la solidité de la construction, la tenue de mer remarquable, l'intérieur spacieux pour sa taille et la fiabilité de la quille. Le gréement en cotre, avec son bout dehors et son flèche, est à la fois un marqueur identitaire et un atout nautique : il permet de déployer une voilure équilibrée et modulable par tous les temps.
Plusieurs exemplaires ont effectué des traversées atlantiques, et le Vulcain V figure encore régulièrement dans les listes de « voiliers de grand voyage à moins de 30 000 € » publiées par les magazines de plaisance français, ce qui en dit long sur son rapport sérieux / prix.
Les retours d’expérience des propriétaires de Vulcain V convergent sur plusieurs points forts : une coque qui « passe bien dans la houle », une stabilité remarquable sous grains grâce à la quille profonde, et des aménagements intérieurs qui permettent de vivre à bord à deux ou quatre personnes dans de bonnes conditions. La grande cabine arrière est souvent citée comme un argument décisif.
Les points de vigilance typiques évoqués par la communauté nautique portent sur l'âge des bateaux (les exemplaires les plus anciens datent des années 1970) et la nécessité d'entretenir régulièrement le pont et les étanchéités. Mais ceux qui ont pris soin de leur Vulcain V s'accordent à dire que le bateau vieillit bien, et que sa structure principale reste saine bien au-delà de 30 ou 40 ans.
Dans un marché de l'occasion dominé par les grandes marques, le Vulcain V reste une valeur confidentielle — appréciée de ceux qui savent, ignorée de ceux qui ne cherchent que le badge.
Le Brument Vulcain V séduit un type de marin bien particulier : celui qui privilégie la mer à la marina, l’autonomie à la dépendance, et l'expérience nautique authentique aux apparences. C'est un bateau pour les passionnés qui ne comptent pas leurs heures de pont, qui connaissent le nom de chaque winch et qui savent écouter le vent dans les galhaubans.
Il incarne aussi une époque où construire un voilier, c'était construire quelque chose qui dure. Ses qualités intrinsèques — quille profonde, gréement de cotre, structure robuste — restent parfaitement adaptées aux navigations hauturières d’aujourd’hui. Moderniser son électronique, refaire son gréement courant, et voilà un voilier capable d’affronter n’importe quelle route.
Pour le plaisancier qui rêve de transat, de cap Horn ou simplement d’un séjour en mer sans date de retour, le Vulcain V reste une réponse à la fois accessible et respectueuse de la tradition maritime française.
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