SHOGUN CNSO 1980

SHOGUN CNSO 1980

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Voilier SHOGUN CNSO 1980 — 10,80 m — Moteur Nanni 2021

Issu du chantier français CNSO (Constructions Nautiques du Sud-Ouest), dessiné par Michel Bigouin et Daniel Duvergie, le SHOGUN est l’un des voiliers croiseurs les plus solides et les plus respectés de sa génération. Ce monocoque en polyester de 10,80 mètres, à quille plomb fixée et gréé en sloop en tête, a été produit de 1980 à 1983 et a depuis acquis une réputation de sérieux, de stabilité et de tenue à la mer remarquable. L’exemplaire proposé, visible à Port-Saint-Louis-du-Rhône et maintenu à sec dans un port doté d’un contrat reconductible, a bénéficié d’un programme de travaux sérieux et documenté de 2021 à 2025 : moteur neuf, gréement dormant intégralement refait, électricité du mât renouvelée, vannes et passe-coques changés, panneau solaire 400 W installé. Il est aujourd’hui présenté dans un état fiable, prêt à naviguer, sans investissements immédiats.

Caractéristiques techniques

  • Chantier : CNSO — Constructions Nautiques du Sud-Ouest
  • Architectes : Michel Bigouin & Daniel Duvergie
  • Année de construction : 1980
  • Série : SHOGUN
  • Type : Voilier sloop en tête — croiseur hauturier
  • Longueur hors tout : 10,80 m
  • Largeur (maître bau) : 3,60 m
  • Tirant d’eau : 1,75 m
  • Déplacement : 6 800 kg
  • Lest : Quille plomb intégrée — 3 000 kg
  • Surface de voilure : 80 m²
  • Coque : Polyester monocoque (construction monolithique)
  • Motorisation : NANNI N3.30 inboard diesel 30 cv — installé juin 2021 (≈ 100 heures)
  • Carburant : Gazole
  • Réservoir eau douce : 100 litres
  • Couchages : 6 personnes (3 doubles + carré)
  • Électricité : 12V et 220V
  • Localisation : Port-Saint-Louis-du-Rhône, 13230 (Bouches-du-Rhône)

Frais récents / Travaux réalisés

2021

  • Remplacement complet du moteur par un NANNI N3.30 inboard diesel 30 cv neuf (environ 100 heures au compteur)

2023

  • Remplacement intégral du gréement dormant par un professionnel : haubans, pataras, cadènes, enrouleur de génois Selden Furlex 204S et étai
  • Remplacement simultané des drisses de génois et de grand-voile, bosse d’enrouleur
  • Révision complète des 6 winchs de pont
  • Lors du demâtage : remplacement de l’ensemble des câbles électriques du mât, feu de tête de mât, projecteur de pont et feu de hune
  • Remplacement des passe-câbles en pied de mât
  • Installation d’un réflecteur radar
  • Remplacement de la girouette
  • Remplacement de l’anémomètre et afficheur cockpit (Nasa Marine)
  • Remplacement des 2 mains courantes de pont (bois Iroko)
  • Remplacement des 2 hublots latéraux (plexis fumés épaisseur 10 mm, visserie inox)
  • Réfection étanchéité de l’ensemble des hublots latéraux
  • Dépose et repose du rail de fargue en préventif (assurer l’étanchéité coque/pont)
  • Installation éclairage 100 % LED à l’intérieur
  • Remplacement préventif du câble de masse moteur (25 mm² → 50 mm²)
  • Remplacement de la VHF fixe (nouvelle) + VHF portable neuve
  • Remplacement des 2 flexibles de gaz (intérieur et extérieur)
  • Réfection étanchéité des 2 panneaux de pont
  • Prise d’eau à quai neuve + douchette de cockpit neuve
  • Filières bâbord et tribord neuves
  • Radeau de survie hauturier 4 personnes (2023)
  • Thermostat réfrigérateur neuf

2024

  • Remplacement de l’ensemble des vannes et passe-coques, y compris la vanne moteur
  • Reprise des joints de cockpit, poncçage et huilage ; remplacement de la plaque bois de cockpit (Iroko)
  • Remise à niveau complète du réseau d’eau douce ; remplacement du flexible depuis la prise de quai
  • Changement des joints de la chasse d’eau manuelle

2025

  • Révision complète du moteur (vidange, filtres, courroie, etc.)

Équipements & prestations

Voilure

  • Grand-voile dacron full batten — bon état (2 ans d’utilisation)
  • Génois sur enrouleur Selden Furlex 204S (usure ≈ 20 % — bande UV à prévoir)
  • Spinnaker asymmétrique (jamais utilisé, état inconnu)

Électronique & navigation

  • VHF fixe (remplacée)
  • VHF portable neuve
  • Anémomètre + afficheur cockpit Nasa Marine (fonctionnel)
  • Afficheur sondeur cockpit (sonde à connecter au carénage)
  • Réflecteur radar

Énergie & autonomie

  • Panneaux solaires : 400 Wc
  • Chargeur de batterie
  • 1 batterie de services lithium + 1 batterie moteur (excellent état)
  • Alimentation 12V et 220V

Confort à bord

  • 3 couchages doubles + banquette de carré
  • Sellerie en très bon état
  • Réfrigérateur 12V (excellent état, thermostat neuf)
  • Four + brûleurs gaz
  • Chauffe-eau installé
  • WC marin manuel
  • Éclairage 100 % LED intérieur

Pont & accastillage

  • Guindeau électrique fonctionnel
  • 6 winchs révisés
  • Bimini en bon état
  • Taud de soleil
  • Douchette de cockpit neuve
  • Filières bâbord et tribord neuves
  • Mains courantes pont en bois Iroko neuves

Mouillage & sécurité

  • Ancre + 50 m de chaîne
  • Annexe 4 personnes en excellent état + moteur hors-bord 3,5 cv (à réviser)
  • Radeau de survie 4 personnes hauturier (2023)
  • Matériel de sécurité division 214 à jour (hors balise EPIRB)
  • Pompes de cale manuelles (x2)

Amarrage & hivernage

  • Place à sec à Port-Saint-Louis-du-Rhône — contrat reconductible avec 4 à 6 mises à l’eau/an incluses

L'histoire de ce bateau

Le CNSO Shogun : le croiseur né pour tenir la mer

Il est des voiliers que l’on ne présente pas — que l’on reconnaît. Dans les ports du Midi, de la Bretagne ou de la Côte d’Azur, le CNSO Shogun impose son profil tranquille, sa coque blanche aux lignes généreuses, sa silhouette de croiseur sérieux. Ce monocoque de 10,80 mètres est l’aboutissement d’une époque où les chantiers français construisaient des bateaux pour la mer, pas pour les foires nautiques. Quarante-cinq ans après sa naissance, il est toujours là, toujours en mer, toujours aimé.

Origines et Histoire du Modèle

Le SHOGUN est né en 1980, fruit de la collaboration entre l’architecte Michel Bigouin et Daniel Duvergie, et du chantier CNSO — Constructions Nautiques du Sud-Ouest. Ce chantier, fondé dans les années 1960 à Bon-Encontre, en Lot-et-Garonne, était l’un des fleurons de la construction nautique française de l’époque. Spécialiste des voiliers de croisière à vocation hauturière, le CNSO avait déjà produit plusieurs séries appréciées — Karate, Conchita — avant de lancer le Shogun, son modèle phare dans la gamme des 10-11 mètres.

Le nom lui-même évoque la puissance discrète, l’autorité sans ostentation — qualités que les marins de la période recherchaient dans un bateau de voyage. Produit de 1980 à 1983, le Shogun n’a été fabriqué qu’en nombre limité, ce qui lui confère aujourd’hui une certaine rareté sur le marché de l’occasion. Sa construction en polyester monolithique, robuste et éprouvée, lui a permis de traverser les décennies avec une intégrité structurelle remarquable. Le chantier CNSO a fermé ses portes dans les années 1980, mais ses réalisations, elles, ont continué de naviguer — et continuent encore.

Anecdotes et Réputation au Fil du Temps

Dans la communauté des plaisanciers français, le CNSO Shogun jouit d’une réputation bien établie : c’est un bateau « taillé dans le roc ». L’expression revient régulièrement dans les discussions entre marins, notamment sur les forums nautiques comme Hisse-et-Oh, où les propriétaires se retrouvent pour échanger trucs, expériences et souvenirs de navigation.

On dit du Shogun qu’il vieilli mieux que ses contemporains — que sa structure monocoque en polyester épais résiste au temps et aux éléments avec une constance remarquable. Les marins qui en ont possédé un témoignent souvent d’une attache particulière : le bateau « tient » la mer, ne fatigue pas son équipage, et offre une sécurité passive qui rassure dans les conditions difficiles. Sa quille plomb de 3 000 kg, intégrée dans la coque, lui donne une stabilité de forme et une rigidité de route que beaucoup de voiliers modernes aux quilles boulonnable et étranges ne peuvent égaler.

La surface de voilure de 80 m² en fait un voilier entoilé pour son gabarit — il prend le vent avec sérieux et avance, même quand les bateaux plus légers se bâttent contre la houle. Les marins hauturiers qui ont franchi le golfe du Lion ou le golfe de Gascogne à bord d’un Shogun se souviennent généralement avec affection de la façon dont le bateau absorbe les états de mer difficiles sans jamais se montrer capricieux.

Avis Réels et Tendances sur le Web

Sur les forums nautiques français, le CNSO Shogun recueille des retours d’expérience globalement très positifs, avec quelques nuances honnêtes qui en font un bateau crédible plutôt qu’un objet de culte aveugle.

Les points forts cités le plus souvent :

  • Une construction structurelle au-dessus de la moyenne de l’époque
  • Un comportement à la mer rassurant et prévisible
  • Une grande habitabilité pour 10,80 m — trois doubles cabines, carré confortable, cuisine fonctionnelle
  • Une stabilité de route qui fatigue peu l’équipage lors des longues traversées
  • Une coque qui « encaisse » sans nécessiter de réparations structurelles majeures

Les nuances souvent mentionnées :

  • Les finitions d’origine étaient perfectibles — le Shogun n’était pas un bateau de luxe, et il ne le prétendait pas
  • Le pont en sandwich balsa demande une attention particulière sur les zones d’accastillage et les panneaux de pont
  • L’accastillage et l’électronique d’origine sont aujourd’hui obsolescents — ce qui est vrai de tout voilier de cette génération

Ces nuances sont celles d’un bateau honnête. Elles ne remettent pas en cause sa valeur fondamentale : une plateforme solide et sûre sur laquelle des générations de marins ont construit leurs projets de navigation.

Pourquoi ce bateau séduit encore aujourd’hui

Le CNSO Shogun attire aujourd’hui deux types de navigateurs très différents, et c’est le signe d’un vrai caractère.

Le premier, c’est le marin expérimenté qui connaît les bateaux de cette époque, qui a appris à se méfier des plastiques légers et des quilles boulonnable, et qui cherche un voilier dans lequel il peut avoir confiance au large. Pour lui, le Shogun est une valeur refuge — une construction sérieuse, fiable, dont la simplicité mécanique est aussi une garantie d’autonomie en mer.

Le second, c’est le plaisancier qui cherche à accéder à la voile hauturière sur un budget raisonnable, sans rogner sur la sécurité. Le Shogun lui offre une plateforme spacieuse, bien construite, avec assez de volume pour naviguer à plusieurs et assez de caractère pour ne pas être simplement un bateau de port.

Dans les deux cas, ce qui séduit, c’est la même chose : la conviction que ce bateau est fait pour naviguer, pas pour être regardé. Il incarne une vision de la mer française des années 1980 — pragmatique, ambitieuse, solidement ancrée dans la tradition maritime — qui résonne encore aujourd’hui chez ceux qui préfèrent la houle des caps aux eaux calmes des marinas.

Prix :
24000
Année :
1980
Longueur :
10.80
m

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