Issu du chantier français CNSO (Constructions Nautiques du Sud-Ouest), dessiné par Michel Bigouin et Daniel Duvergie, le SHOGUN est l’un des voiliers croiseurs les plus solides et les plus respectés de sa génération. Ce monocoque en polyester de 10,80 mètres, à quille plomb fixée et gréé en sloop en tête, a été produit de 1980 à 1983 et a depuis acquis une réputation de sérieux, de stabilité et de tenue à la mer remarquable. L’exemplaire proposé, visible à Port-Saint-Louis-du-Rhône et maintenu à sec dans un port doté d’un contrat reconductible, a bénéficié d’un programme de travaux sérieux et documenté de 2021 à 2025 : moteur neuf, gréement dormant intégralement refait, électricité du mât renouvelée, vannes et passe-coques changés, panneau solaire 400 W installé. Il est aujourd’hui présenté dans un état fiable, prêt à naviguer, sans investissements immédiats.
Il est des voiliers que l’on ne présente pas — que l’on reconnaît. Dans les ports du Midi, de la Bretagne ou de la Côte d’Azur, le CNSO Shogun impose son profil tranquille, sa coque blanche aux lignes généreuses, sa silhouette de croiseur sérieux. Ce monocoque de 10,80 mètres est l’aboutissement d’une époque où les chantiers français construisaient des bateaux pour la mer, pas pour les foires nautiques. Quarante-cinq ans après sa naissance, il est toujours là, toujours en mer, toujours aimé.
Le SHOGUN est né en 1980, fruit de la collaboration entre l’architecte Michel Bigouin et Daniel Duvergie, et du chantier CNSO — Constructions Nautiques du Sud-Ouest. Ce chantier, fondé dans les années 1960 à Bon-Encontre, en Lot-et-Garonne, était l’un des fleurons de la construction nautique française de l’époque. Spécialiste des voiliers de croisière à vocation hauturière, le CNSO avait déjà produit plusieurs séries appréciées — Karate, Conchita — avant de lancer le Shogun, son modèle phare dans la gamme des 10-11 mètres.
Le nom lui-même évoque la puissance discrète, l’autorité sans ostentation — qualités que les marins de la période recherchaient dans un bateau de voyage. Produit de 1980 à 1983, le Shogun n’a été fabriqué qu’en nombre limité, ce qui lui confère aujourd’hui une certaine rareté sur le marché de l’occasion. Sa construction en polyester monolithique, robuste et éprouvée, lui a permis de traverser les décennies avec une intégrité structurelle remarquable. Le chantier CNSO a fermé ses portes dans les années 1980, mais ses réalisations, elles, ont continué de naviguer — et continuent encore.
Dans la communauté des plaisanciers français, le CNSO Shogun jouit d’une réputation bien établie : c’est un bateau « taillé dans le roc ». L’expression revient régulièrement dans les discussions entre marins, notamment sur les forums nautiques comme Hisse-et-Oh, où les propriétaires se retrouvent pour échanger trucs, expériences et souvenirs de navigation.
On dit du Shogun qu’il vieilli mieux que ses contemporains — que sa structure monocoque en polyester épais résiste au temps et aux éléments avec une constance remarquable. Les marins qui en ont possédé un témoignent souvent d’une attache particulière : le bateau « tient » la mer, ne fatigue pas son équipage, et offre une sécurité passive qui rassure dans les conditions difficiles. Sa quille plomb de 3 000 kg, intégrée dans la coque, lui donne une stabilité de forme et une rigidité de route que beaucoup de voiliers modernes aux quilles boulonnable et étranges ne peuvent égaler.
La surface de voilure de 80 m² en fait un voilier entoilé pour son gabarit — il prend le vent avec sérieux et avance, même quand les bateaux plus légers se bâttent contre la houle. Les marins hauturiers qui ont franchi le golfe du Lion ou le golfe de Gascogne à bord d’un Shogun se souviennent généralement avec affection de la façon dont le bateau absorbe les états de mer difficiles sans jamais se montrer capricieux.
Sur les forums nautiques français, le CNSO Shogun recueille des retours d’expérience globalement très positifs, avec quelques nuances honnêtes qui en font un bateau crédible plutôt qu’un objet de culte aveugle.
Les points forts cités le plus souvent :
Les nuances souvent mentionnées :
Ces nuances sont celles d’un bateau honnête. Elles ne remettent pas en cause sa valeur fondamentale : une plateforme solide et sûre sur laquelle des générations de marins ont construit leurs projets de navigation.
Le CNSO Shogun attire aujourd’hui deux types de navigateurs très différents, et c’est le signe d’un vrai caractère.
Le premier, c’est le marin expérimenté qui connaît les bateaux de cette époque, qui a appris à se méfier des plastiques légers et des quilles boulonnable, et qui cherche un voilier dans lequel il peut avoir confiance au large. Pour lui, le Shogun est une valeur refuge — une construction sérieuse, fiable, dont la simplicité mécanique est aussi une garantie d’autonomie en mer.
Le second, c’est le plaisancier qui cherche à accéder à la voile hauturière sur un budget raisonnable, sans rogner sur la sécurité. Le Shogun lui offre une plateforme spacieuse, bien construite, avec assez de volume pour naviguer à plusieurs et assez de caractère pour ne pas être simplement un bateau de port.
Dans les deux cas, ce qui séduit, c’est la même chose : la conviction que ce bateau est fait pour naviguer, pas pour être regardé. Il incarne une vision de la mer française des années 1980 — pragmatique, ambitieuse, solidement ancrée dans la tradition maritime — qui résonne encore aujourd’hui chez ceux qui préfèrent la houle des caps aux eaux calmes des marinas.
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