Le Menorquin 36 DOLCE TERRA incarne l'élégance discrète du llaüt des Baléares revisité pour la plaisance. Né en 1986 des chantiers AST Menorca à Minorque, ce bateau à moteur diesel de 6,80 mètres associe une carène stable et effileée à une silhouette reconnaissable entre toutes, avec son taud généreux offrant une ombre appréciable en navigation côtière. Idéal pour la pêche, la promenade et les sorties en famille, il accueille jusqu’à cinq personnes à bord dans un confort sobre et fonctionnel. Son moteur SOLE diesel de 35,21 kW (environ 48 CV) lui confère une consommation remarquablement faible pour sa catégorie, ce qui en fait un compagnon économique pour les eaux méditerranéennes. Soigneusement entretenu au fil des années, le DOLCE TERRA a bénéficié de plusieurs remises à niveau importantes touchant la mécanique, l’électricité et la navigation. Il est aujourd’hui proposé à la vente au port de Saint-Laurent-du-Var (06700).
Il y a des bateaux que l’on reconnait avant même de lire leur nom. Le Menorquin 36, avec sa proue effileée, ses flancs hauts et son taud généreux, appartient à cette famille de navires qui portent dans leur silhouette toute une culture maritime. Né dans les chantiers de l’île de Minorque, il est la réinterprétation moderne du llaüt — cette embarcation de bois que les pêcheurs des Baléares utilisaient depuis des siècles pour affronter les caprices de la Méditerranée. Dans ce coin d’Espagne où la mer est bleue presque à l’excès et les criques d’un calme absolu, Juan Sastre a fondé en 1978 le chantier Astilleros Menorca avec une ambition simple : offrir à la plaisance la noblesse discrète du llaüt traditionnel, sans rien sacrifier au confort ni à la fiabilité.
Le llaüt est l’âme maritime des îles Baléares. Embacració de bois à voile latine, il servait autrefois à la pêche hauturière et au transport de marchandises entre les îles de l’archipel. Sa carène était conçue pour être stable par petit temps et maniable en eaux peu profondes — une polyvalence rare que les plaisanciers modernes n’ont pas manqué d’apprécier.
Quand Juan Sastre traduit ce patrimoine naval en polyester, dans les années 1970-1980, il ne cherche pas à révolutionner la navigation à moteur. Il cherche à en capturer l’esprit : des lignes longues et douces, une assiette rassurante, une hauteur de bord qui protège sans isoler du paysage. Le Menorquin 36 — appelé aussi « Conquistador 36 » dans certaines versions — est l’une des premières déclinaisons de cette philosophie. Construit au cours des années 1980, il représente le cœur du projet fondateur du chantier : un bateau d’usage quotidien, capable de tenir la mer sans prétentions raciales mais avec une dignité tranquille.
Les Menorquin ont toujours suscité un attachement particulier chez leurs propriétaires. Dans les marinas de la Côte d’Azur comme dans les calanques de Majorque, on retrouve des exemplaires des années 1980 encore en service, parfois aux mains de leur deuxième ou troisième famille. Ce n’est pas un hasard : le polyester utilisé par Astilleros Menorca était d’excellente qualité, et les lignes de la coque ont été conçues avec une attention particulière à la stabilité transversale.
Le Menorquin 36 est souvent décrit, sur les forums nautiques, comme « le bateau de famille par excellence de la Méditerranée ». Ses propriétaires lui reconnaissent une tenue de mer remarquable pour sa taille, une consommation moteur contenue, et ce sentiment particulier de sécurité que procure une coque à franc-bord élevé. Le taud intégré à la plupart des exemplaires est devenu un élément iconique du modèle : sous ce dais de toile blanche, on déjeune à l’ancre, on s’abàme dans la lecture, on regarde passer les pointus avec la satisfaction de naviguer sur quelque chose d’aussi vrai.
Les retours d’expérience collectés auprès des utilisateurs convergent vers les mêmes points forts : la stabilité en mer, la hauteur de bord rassurante, la robustesse de la construction et la simplicité mécanique. Le moteur SOLE diesel, couramment monté sur les versions des années 1980, est réputé pour sa fiabilité et la disponibilité de ses pièces de rechange en France et en Espagne.
Les utilisateurs signalent parfois une vitesse de cröisère modérée — autour de 7 à 8 nœuds selon la motorisation — mais c’est précisément ce rythme posare qui correspond au profil du bateau : un navire conçu pour savourer, pas pour courir. Sur le marché de l’occasion, les Menorquin des années 1980 bien entretenus restent recherchés, notamment pour leur rapport qualité-prix et leur polyvalence en navigation méditerranéenne.
Le Menorquin 36 n’appartient pas à la catégorie des bateaux qui cherchent à impressionner. Il appartient à celle des bateaux qui durent. Sa forme allongeée, héritée du llaüt, lui permet de fendre l’eau avec une douceur que les coques plates n’atteignent pas. Sa cabine, compacte mais fonctionnelle, autorise une nuit ou deux à l’ancre dans une crique. Son taud transforme le pont en salon extérieur dès que le soleil donne.
C’est le bateau du marin qui sait ce qu’il veut : une navigation sereine, une machine fiable, des lignes qui ont du caractère. Un Menorquin dans un port de la Côte d’Azur ou de Provence, c’est immédiatement reconnaissable — et cela ne laisse personne indifférent. Pour les familles qui cherchent un bateau sûr et agréable, pour les pêcheurs du dimanche attirés par les petits fonds, pour les âmes méditerranéennes qui veulent naviguer en lenteur et en liberté — le Menorquin 36 reste, quarante ans après sa construction, une réponse toujours juste.
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