L'Alu Plaisance Legend 36 est un dériveur intégral de croisière dessiné par l'architecte naval Philippe Subréro et construit en aluminium par le chantier Alu Plaisance, à Aubagne. Avec ses 10,70 m de coque, son faible tirant d'eau dérive relevée et une construction métallique réputée pour sa robustesse, ce voilier de 1989 s'adresse aux marins en quête d'une unité saine, polyvalente et capable de fréquenter aussi bien la haute mer que les hauts-fonds, mouillages forains et zones d'échouage. Basé à Port-Saint-Louis-du-Rhône, il a bénéficié en 2022 d'un important programme de travaux mené par des professionnels (motorisation, gréement, électricité, énergie solaire). Sa restauration reste à finaliser, ce qui en fait un projet idéal pour un passionné souhaitant s'approprier un voilier aluminium au fort potentiel, à un budget maîtrisé.
Ensemble de travaux réalisés en 2022 par des professionnels, sur factures :
Restent notamment à traiter :
Un bateau au potentiel rare pour qui souhaite poursuivre une remise en état déjà bien engagée et naviguer sur une unité aluminium robuste et polyvalente.
Il est des bateaux que l'on ne choisit pas pour paraître, mais pour partir. Le Legend 36 appartient à cette famille discrète et respectée des dériveurs intégraux en aluminium, ces voiliers de caractère nés d'une idée simple et tenace : aller partout, mouiller au plus près du rivage, poser sa coque sur le sable d'une calanque comme sur les bancs d'un estuaire, et revenir sans une rature. Sous son pont de métal se cache une philosophie de marin : celle de la liberté sans compromis.
Le Legend 36 voit le jour à la fin des années 1980 sous le crayon de l'architecte naval Philippe Subréro, figure de la plaisance métallique française. Il est construit à Aubagne, en Provence, par le chantier Alu Plaisance, dans cette tradition bien française du voilier d'aluminium pensé pour le voyage et l'aventure au long cours.
L'époque est alors à l'effervescence : la France invente et perfectionne le dériveur intégral en aluminium, ce concept qui marie la sécurité d'une coque métallique à la souplesse d'un faible tirant d'eau. Le Legend 36 s'inscrit dans ce mouvement, aux côtés des grandes signatures de l'aluminium de croisière. Sa vocation est claire dès l'origine : offrir à un équipage familial ou à un couple un bateau robuste, marin et capable d'explorer les zones que les quillards s'interdisent.
Dans les pontons et sur les forums, les voiliers d'aluminium traînent une réputation tenace : celle de bateaux «que l'on n'use pas». On raconte volontiers ces coques échouées chaque marée sans broncher, ces étraves qui encaissent un caillou mal cartographié là où le polyester aurait cédé, ces unités des années 1980 toujours en mer quarante ans plus tard.
Le Legend 36 partage cet ADN. Comme ses cousins de la grande famille des dériveurs intégraux, il s'est forgé une image d'équipier fidèle : peu démonstratif à quai, mais terriblement rassurant dès que la mer se lève. Les passionnés de métal le savent — un voilier alu n'est pas un objet de mode, c'est un compagnon de route que l'on transmet, que l'on bichonne et qui rend, en confiance, tout ce qu'on lui donne en entretien.
La communauté nautique est unanime sur les forces du genre. Les marins saluent avant tout :
Les mêmes voix rappellent, avec honnêteté, que ces bateaux demandent un propriétaire impliqué : l'aluminium veut une électricité saine et un soin régulier. C'est précisément ce qui forge la complicité si particulière entre ces voiliers et leurs marins.
Parce qu'il incarne une certaine idée de la mer : celle de l'autonomie, de la simplicité et de l'aventure accessible. Le Legend 36 ne s'adresse pas à celui qui veut briller à la capitainerie, mais à celui qui rêve de jeter l'ancre là où les autres font demi-tour, de longer une côte sauvage, de remonter un fleuve ou de s'échouer au calme pour la nuit.
C'est le bateau du marin patient et curieux, de l'amoureux du travail bien fait, de celui qui voit dans une coque d'aluminium non pas une contrainte mais une promesse. Un voilier qui, entre les mains d'un passionné, a encore de longues et belles années de navigation devant lui — et bien des horizons à offrir.
Oops! Something went wrong while submitting the form :(