Le Cap Camarat 925 WA est le grand walk-around signé Jeanneau, dessiné par l'architecte naval Michael Peters, spécialiste reconnu des carènes à redans. Cette unité de 2007, motorisée par deux Suzuki 250 ch totalisant seulement 420 heures, a bénéficié d'un refit complet mené jusqu'en 2025 : moteurs entièrement refaits, électronique intégralement renouvelée, sellerie complète neuve et taud remplacé. Polyvalente par nature, elle se prête aussi bien aux sorties famille et aux week-ends côtiers qu'à la pêche sportive, grâce à ses aménagements dédiés récemment installés. Le bateau, en bon état général, est visible à terre sur zone technique à proximité de Béziers, dans l'Hérault.
Bateau visible sur rendez-vous à proximité de Béziers (34).
Il est des bateaux qui incarnent un tournant dans l'histoire d'un chantier. Le Cap Camarat 925 WA est de ceux-là. Lorsqu'il apparaît au milieu des années 2000, il devient le vaisseau amiral de la gamme Cap Camarat, cette lignée emblématique de Jeanneau baptisée d'après le cap qui veille sur la presqu'île de Saint-Tropez, face aux eaux turquoise de Pampelonne. Avec lui, le walk-around à la française change de dimension : près de dix mètres de coque, une véritable cabine habitable et des performances dignes d'un offshore, sans jamais renier l'esprit marin et accessible qui a fait le succès de la famille Cap Camarat.
La saga Cap Camarat naît dans les années 1980, quand Jeanneau, déjà célèbre pour ses voiliers, décide de démocratiser le bateau à moteur polyvalent : un bateau capable d'emmener une famille à la plage le matin et des pêcheurs au large le soir. Au fil des générations, la gamme s'impose comme une référence européenne du pont ouvert.
Le 925 WA, lancé en 2005, marque l'apogée de cette évolution. Pour dessiner sa carène, Jeanneau fait appel à Michael Peters, architecte américain de renom, père de coques de course offshore et collaborateur de chantiers prestigieux comme Cabo Yachts ou Chris-Craft. Sa signature : la carène à redans, une technologie issue de la compétition qui aère le passage d'eau, réduit la traînée et offre un comportement à haute vitesse d'une stabilité remarquable. Le 925 WA fut ainsi l'un des premiers bateaux de série français à en bénéficier.
À son lancement, le 925 WA surprend la presse nautique : on ne s'attendait pas à trouver, sous le pont d'un walk-around, une cabine digne d'un petit cruiser, avec couchage double, salle d'eau séparée et finitions soignées. Les essayeurs de l'époque saluent un bateau « étonnant pour sa taille », capable d'atteindre des vitesses impressionnantes tout en restant doux à la barre.
Dans les ports de Méditerranée comme sur la façade atlantique, le 925 WA s'est forgé une réputation de passe-partout haut de gamme : les pêcheurs sportifs apprécient ses plats-bords dégagés et sa stabilité en dérive, les familles son bain de soleil avant et son cockpit convivial. Beaucoup de propriétaires le gardent de longues années — un signe qui ne trompe pas dans le monde de la plaisance.
Les retours d'expérience publiés sur les forums et communautés nautiques convergent :
L'image de la gamme Cap Camarat demeure aujourd'hui excellente : elle fête ses 40 ans comme l'une des familles de bateaux à moteur les plus vendues d'Europe, et les grands millésimes comme le 925 WA en sont les ambassadeurs les plus convoités.
Le Cap Camarat 925 WA s'adresse au plaisancier qui refuse de choisir : celui qui veut le frisson d'une coque rapide, la sécurité d'un pont walk-around où l'on circule d'une main pour l'autre sur le bateau, et le confort d'un véritable couchage pour prolonger l'escale au mouillage. C'est un bateau de patron-pêcheur le dimanche matin et de chef de famille l'après-midi, taillé pour les longues journées entre criques et lignes de fond.
Près de vingt ans après son lancement, il incarne toujours une certaine idée de la plaisance à la française : généreuse, marine, sans esbroufe. Un classique moderne, de ceux que l'on repère d'un coup d'œil à la silhouette effilée de son rouf et que l'on n'oublie pas après un premier bord au large.
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